ARVHA

Association pour la
Recherche
sur la Ville et l'HAbitat
Formations courtes
2017

Energie solaire appliquée au bâtiment

FORMATION CONTINUE DES ARCHITECTES
CYCLE DE FORMATION 2016

2 jours - 450 €

SOMMAIRE

CONTEXTE, MOTIFS ET OBJECTIFS
ORGANISATION DE LA FORMATION
PROGRAMME
COUT
INTERVENANTS
CONDITION GENERALES

   

1 - CONTEXTE, MOTIFS ET OBJECTIFS

Aujourd'hui, 20% des hommes consomment près de 86% des ressources de la Terre. Si les hommes ne changent pas leur mode de vie, les ressources naturelles s'épuiseront inexorablement et l'environnement sera irréversiblement détruit.

Le quatrième rapport d'évaluation du GIEC confirme les conclusions des évaluations antérieures et annonce des résultats mieux quantifiés et plus fiables. Selon ce rapport, le réchauffement du système climatique est sans équivoque, comme en attestent l'augmentation observée des températures moyennes de l'air et des océans au niveau mondial, la fonte généralisée de la neige et des glaces et l'élévation du niveau de la mer. Il confirme que l'augmentation des émissions anthropiques de gaz à effet de serre est probablement responsable de ce réchauffement de la planète, et qu'il est peu probable qu'il soit imputable à la seule variabilité naturelle du climat.
Le rapport de consensus du groupe de travail I du GIEC (GT 1) prévoit que, faute de nouvelles mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne de la planète s'élèvera très probablement de 1,8 à 4 °C supplémentaires au cours de ce siècle, après avoir augmenté de plus de 0,7 °C au cours du siècle passé. Même les valeurs les plus faibles de cette fourchette signifieraient un réchauffement de plus de 2° C par rapport à l'ère pré-industrielle, seuil à partir duquel les conséquences pourraient être irréversibles, voire catastrophiques. Le réchauffement climatique mondial et l'élévation du niveau de la mer se sont accélérés. Les récentes observations et mesures présentées dans le rapport ne permettent plus de douter que le climat de la planète est en train de changer et que la plupart des changements observés au cours de ces cinquante dernières années sont imputables à l'activité humaine.

Le bâtiment, gros consommateur de matériaux et d'énergie, est montré du doigt dans les grandes réunions internationales. Que ce soit au stade de la fabrication des matériaux de construction, de la construction, de la vie courante ou de la démolition, le bâtiment doit à présent respecter des normes mises en place lors de ces assemblées.

Les pays présents à la conférence de Bali en décembre 2007 ont accepté de faire des efforts dans ce secteur en mettant en place une réglementation thermique, un diagnostic de performance énergétique afin d'identifier les investissements énergétiques à réaliser et des mesures fiscales pour les équipements utilisant les énergies renouvelables.

En France, lors du Grenelle de l'Environnement en octobre 2007 il a été mis en avant la grande consommation d'énergie du secteur du bâtiment: 42,5% de l'énergie finale totale de la France. Avec une consommation moyenne annuelle d'énergie primaire de 240 kWh/m² alors qu'il est possible d'atteindre les 50 KWh/m², le bâtiment constitue une des clefs permettant de diviser par quatre nos émissions des gaz à effet de serre à l'horizon 2050. Afin de parvenir à réduire notre consommation énergétique, des mesures opérationnelles ont été proposées par les spécialistes de l'environnement. Les bâtiments privés et publics qui sont construits à partir de 2011 doivent respecter des normes de basse consommation (50kWh/m²) ou seront à énergie passive ou positive. Les logements sociaux doivent être rénover dans l'intégralité du parc HLM en commençant par les 800 000 logements les plus dégradés. Les bâtiments privés de logement et bureaux doivent bénéficier d'une aide financière, tel que la mise en place de « prêt CO2 » à taux réduit pour accélérer la rénovation énergétique du parc.

Lors du 7ème PCRD (Programme-Cadre de Recherche et de Développement), la volonté affichée est de réduire la consommation d'énergie (éclairage et chauffage) perdue à cause de constructions non adaptées. Il a donc été demandé aux professionnels de changer la façon concevoir, construire, rénover et démolir les bâtiments afin d'apporter des améliorations significatives dans la performance environnementale et économique des villes et la qualité de vie des citadins.

Les préoccupations environnementales sont devenues une priorité autant pour les institutions que pour les organisations professionnelles. Le Ministère de la Culture français en fait un des thèmes majeurs de son appel à projet pour la Formation Continue des architectes en 2006 et il signale : 'Comment comprendre les nouveaux enjeux politiques, économiques, et culturels dans la transformation de l'espace urbain si on ignore les tenants et aboutissants du développement durable ? '.
Pour ce faire, quarante millions d'euros ont été débloqués par l'Etat pour la formation continue de 50 000 salariés, artisans ou chefs d'entreprise, professionnels du bâtiment à l'efficacité énergétique, d'ici juin 2009. Deux modules de 2 jours chacun ont été conçus, orientés vers une approche globale de la rénovation énergétique. Mises en place depuis l'automne 2007, ces formations sont un premier pas, une action concrète pour répondre au défi de baisser la consommation énergétique des constructions.

La loi Grenelle prévoit une performance énergétique de 50 kWh/m2/an pour les constructions neuves dès 2012 et une réduction des consommations d'énergie du parc de bâtiments existants d'au moins 38 % d'ici 2020.

La conception actuelle de nos villes et de notre habitat est responsable d'effets négatifs sur l'environnement : il faut inverser ce fait.

Comment bâtir des villes des quartiers des bâtiments durables ?
Comment les habiter de façon durable ?

Nous disposons de solutions techniques proposées par les industriels : cf. nouveaux matériaux et processus (énergie, isolation…). La solution n'est pas la les technologies ne suffisent pas à rendre efficace une mauvaise conception.
C'est une opportunité pour les architectes de prendre la place qui est la leur : la qualité de la conception en intégrant les modes passifs et les technologies, des connaissances ancestrales et les nouvelles technologies avec créativité avec des réponses adaptées aux besoins, au climat a l'environnement aux cultures locales

L'architecture est en parfaite résonance avec les problématiques écologiques: son accomplissement ne peut advenir que si l'ensemble des données géographiques, historiques, sociales, techniques et énergétiques s'inscrivent dans une démarche holistique.

Pour inscrire le travail des architectes dans une démarche de développement durable , pour une conception durable il faut parler le même langage .
On compte avec des outils divers (méthodologiques et de calcul) qui facilitent la tache. Comment les choisir ? Comment établir des priorités ?

Objectifs de la formation :

Face à la survalorisation des installations techniques par rapport à la performance de la conception du bâtiment, redonner à l'architecte son rôle d'acteur engagé dans ce processus d'adaptation.

L'objectif de cette formation est de permettre aux architectes d'acquérir un langage en commun sur les enjeux d'une conception et construction durable, une connaissance des principes bioclimatiques, d'un urbanisme durable

Le développement durable appliqué à l'architecture et à l'urbanisme.

Cette formation permet de comprendre les enjeux et en même temps traduire chaque problématique en actions concrètes.

Les aspects économiques sont pris en compte : une approche en terme de « coût global » intégrant les coûts externes (programmation, conception, construction, exploitation et maintenance) est traité.

La prise en compte de la préservation de l'environnement et de la société ( utilisation des ressources locales, développement économiques local, incidence des projets).

Les échanges de bonnes pratiques et d'expériences font partie de la modalité d'enseignement plutôt que des critères techniques pour obtenir un résultat plus durable. Fixer des objectifs et donner une réponse cohérente durable qui peut être bien plus ambitieuse que les normes et réglementations actuelles : anticiper

Accroître la capacité des architectes capacité à répondre aux défis économiques, environnementaux, sociaux et culturels.
Assurer la qualité de la conception : son efficacité : (réduction des déchets, matériaux performants, réutilisation de matériaux recyclage, promotion des énergies renouvelables, gestion de l'eau, connaissance des outils de l'architecture bioclimatique a l'échelle urbaine et à l'échelle du bâtiment…);

Garantir la prise en charge des impératifs de sécurité et sanitaires d'un projet.

Intégrer la dimension culturelle, patrimoniale dans une conception inscrite dans une démarche de développement durable soit dans l'intégration du neuf ou dans la réhabilitation de l'existant. Impliquer les savoirs locaux.

Il s'agit aussi d'une ré interprétation critique des savoir-faire existants en faisant appel à l'innovation et la créativité plutôt qu'à l'approche technocratique.

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2 - ORGANISATION ET CONTENU DE LA FORMATION

Public :

Architectes, maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvres, gestionnaires de logements sociaux et copropriétés, responsable de services techniques et entreprises.

Durée :

La formation sera organisée en une session de 1 journée. Chaque groupe bénéficiera de 7 heures de formation théorique réparties en 1 cycle de un jours, soit deux demi-journées de 3 heures 30.

Organisation :

Afin de s'insérer aisément dans la vie professionnelle, la formation est groupé sur une seule semaine et sans discontinuer.

Pré-requis :

Connaissance sommaire des principes fondamentaux de la thermique et de notions simples de thermodynamique : évaluation des puissances et consommations nécessaires pour satisfaire les besoins de chauffage et d’ECS et de rafraîchissement d’un bâtiment.

Supports et matériel pédagogique :

  • Diaporama
  • Utilisation de logiciels de dimensionnement
  • Monographies de projet pour les études de cas (bâtiments individuels, collectifs et tertiaire

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3 - PROGRAMME

Objectif de la formation :

  • Evaluer les potentialités de l’énergie solaire sur un site donné.
  • Identifier les technologies et leurs conditions de mise en œuvre et de fonctionnement.
  • Etre apte à évaluer la préfaisabilité d’un projet sous les aspects techniques, énergétiques, environnementaux et économiques.

Dates :

Disponibles sur la fiche d'inscription

Déroulé de la formation :

1er jour

  • Matin
    • Techniques et principes de fonctionnement du captage solaire
    • Technologies disponibles :
      • Production d'eau chaude sanitaire
      • Chauffage
      • Production d'électricité
      • Climatisation solaire
  • Après-midi
    • Etapes de mise en place d'un système solaire
      • Détermination des besoins à satisfaire
      • Dimensionnement (adéquation ressource solaire-besoins)
      • Mise en place des systèmes solaires dans le bâtiment (conception et intégration architecturale)
      • Evaluation économique (investissements, coûts de fonctionnement, conditions de rachat de l'électricité
    • Suivi des performances
      • Ratios énergétiques, économiques et environnementaux

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4 - COUT

450 € TTC
Nota : Nos prestations de formation ne relèvent pas du régime de la TVA. Prise en charge par l’OPCAPL ou FIFPL - sous conditions voir sur leurs sites selon les cas.et les métiers exercés.

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5 - INTERVENANTS

Philippe BAUDUIN
Ingénieur diplômé par l’Etat (Génie climatique) présenté à l’Ecole des Mines de Douai. Divers diplômes du CNAM (DEST) et cycle C) BTS Maximilien Perret.

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